La roulette du savoir…

Idée un peu folle de concevoir un moteur de recherche comme une table de jeu avec roulette:
– les numéros sont remplacés par des concepts, des disciplines ou d’autres mots
– la bille qu’on lance est remplacé par un mot
– on tape le mot et clique sur « lancer »
– le mot « tombe » dans la roulette à mots-concepts qui se met à tourner
– on ne sait pas sur quel mot le mot choisi va s’arrêter: donc on ne peut pas prévoir ce qu’on va trouver-découvrir
– quand la roulette s’arrête, le mot choisi crée une relation avec le mot de la roulette, et fait découvrir un champ de connaissance inattendu
– il pourrait y avoir différents types de relation qui provoque des résultats particuliers

Quelques exemples:

mot choisi: eau
arrêt de la roulette sur: histoire
savoir résultant: eau dans l’histoire

mot choisi: eau
arrêt sur: feu
résultat: 2 éléments dans les mythologies

Donc, une encyclopédie combinatoire de la découverte

Des choses que vous connaissez mais que vous n’avez pas découvertes

Les années avant lumière

C’est l’idée d’une Encyclopédie de l’ignorance adaptée pour l’émission de Yanick Villedieu, les Années-Lumières (Radio-Canada):

Aux savants contents, joyeux et fiers de venir présenter ce qu’ils ont découvert, de venir parler de leurs résultats de recherche, on demande ce qu’ils ignorent, ce qu’ils ignoreront encore dans 5, 10, 20, 50, 100 ans. Un exercice de prospective sur l’ignorance humaine. L’objectif serait aussi de rencontrer des scientifiques au tout premier moment d’une recherche, quand ils balbutient des hypothèses, des peut-être, des je-ne-sais-pas, quand ils commencent à tracer lentement ce qui deviendra un champ de recherche. Ce qu’on entend le plus souvent (toujours?), c’est le parcours de recherche une fois que la recherche est déjà pas mal avancée. Rencontrer des scientifiques au moment où ils savent que leur ignorance est beaucoup plus grande que leurs connaissances.

Objectifs:
– ramener le discours scientifique à sa modeste originelle devant l’univers de la connaissance dont l’immensité nous déborde;
– déstabiliser leurs certitudes, la confiance, l’arrogance, la suffisance intellectuelle qui marque souvent ce discours;
– présenter la démarche scientifique comme une avancée dans l’ignorance qui ouvre des horizons d’ignorance toujours plus grands comme le paysage qui s’agrandit quand on avance à l’extérieur;
– et puis éveiller le sentiment de s’émerveiller devant une chose qu’on ignore qui déclenche éveille le goût de connaître.

L’encyclopédie du rien

Google en donne toujours trop, trop de liens, de pages, d’informations, et trop c’est…
Donc, pourquoi pas une encyclopédie sur ce qu’on ne sait pas, ce qu’on ignore qui, pour un être normalement constitué, devrait être plus grand que ce qu’il sait.

Comment:

– on crée un répertoire des phrases négatives par l’inventaire googlien: « je ne sais pas / I don’t know »
C’est l’encyclopédie de l’ignorance démocratique.
On demande à des experts ce qu’ils ne connaissent pas. S’il cherche, c’est donc dire qu’ils ne connaissent pas certaines choses. C’est l’ignorance élitiste.

Pour les experts ou les spécialistes, on pourrait leur demander:
– ce qu’ils ne savent pas maintenant et qu’ils pensent qu’ils pourront connaître dans 3-5 ans, dans 10-15 ans et ce qui, dans l’état actuel de leur connaissance, prendra le plus de temps à connaître, ce qu’on ne pourra jamais connaître. Et peut-être aussi, ce qu’ils ne voudraient pas savoir parce que…