Journaux et journalistes

Qui va mettre en valeur les milliers de périodiques que l’on numérise? Les présenter, les situer dans leur époque, offrir un choix des meilleurs textes? Qui va parler des journalistes, des éditeurs, des imprimeurs, des lecteurs de tous ces journaux?

La Fédération des journalistes du Québec pourrait/devrait jouer un rôle important pour mettre ce corpus en valeur en créant, par exemple, un répertoire des journalistes du Québec, et pourquoi pas à l’intérieur d’un site genre FaceBook, un FacedeJournaliste. Manière de réunir anciens et nouveaux journalistes, anciens et nouveaux médias. Et puis, dans une application vraiment bien conçue, on pourrait trouver certainement plusieurs vieux journalistes qui pourraient commenter, présenter, relire les vieux journaux pour le public d’aujourd’hui. Projet semblable que l’on pourrait concevoir pour les Archives de Radio-Canada.

Gestionnaire d’identités et de participations personnelles

Surnoms, avatars, noms d’usager, comptes de courriel, abonnements gratuits ou payants, participation à des forums et des blogues, participation à des jeux en ligne, profils d’usager, contributions en photos, textes, fichiers audios, etc., chaque internaute accumule de multiples identités et contribue à de nombreux sites en ajoutant ses propres informations ou fichiers.
Il y a aussi les collections ou albums personnels que l’on peut créer dans des bases de données, comme sur le site du musée McCord (avec « Mon McCord », on peut crérer autant d’albums de photos annotés que l’on veut), Bilan du siècle, AbeBooks, Ebay, Amazon, etc. C’est maintenant une pratique généralisée. Comment savoir où, quand, comment on a participé à l’ensemble de ces sites collaboratifs? En ce moment, il faut avoir une bonne mémoire ou un sens de l’ordre assez exceptionnel.

Pour les contributions personnelles sur les sites de discussion qui se présentent sous des formes multiples, on envoie notre contribution sans en conserver une copie, parfois on nous demande si on veut avoir une copie du courriel que l’on envoie. Ce n’est pas systématique du tout et où conserver ce courriel? Plus important encore, même si l’usager conservait des informations sur les lieux de sa participation, personne ne sait pendant combien de temps cela restera en ligne disponible: les sites peuvent fermer des blogues, les supprimer, des sites peuvent complètement disparaître. L’usager n’aura plus aucune archive de sa participation. On pourrait penser que la valeur de ces participations est plutôt mince: spontanée, peu structuré et profonde. Peu importe la valeur, l’usager devrait savoir où, quand et comment il a laissé des traces dans Internet.

D’ailleurs, des compagnies spécialisées proposent de retrouver toutes les traces d’un usager et de les « effacer », parce que l’usager ne sait plus et n’a aucune trace systématique de son activité. On en entend de plus en plus parler dans le cas de personnes qui deviennent « publiques » et sont prises avec leurs propos de jeunesses, frivoles, qu’ils ont laissé un peu partout dans Internet, sans même sans souvenir souvent. Phénomène pas entièrement nouveau cependant. Dans le temps des bonnes vieilles lettres sur papier, on devait garder une copie de sa lettre pour se souvenir de ce qu’on avait écrit. Tous les logiciels de courriels ont une fonction qui permet de conserver une copie des courriels qu’on envoie. Dans Internet, on « envoie » des choses, mais il ne semble pas exister une application qui archive ce qu’on envoie, à qui, et quand. Situation rendue plus difficile par le fait qu’on y participe sous de nombreuses identités.

Comment connaître et se souvenir de ces multiples identités?
Comment c0nserver une copie des textes et des fichiers envoyés?
Le web 2.0 multiplie presqu’à l’infini ces identités? Un enfant de 6 ans aujourd’hui aura accumulé combien d’identités et de participation lorsqu’il aura 20, 30, 40 ans? 20, 30, 40, 100 identités? Dans des sites scolaires, culturels, personnels, forums et blogues publics? Maintenant, chaque site fondé sur la participation des usagers gardent en mémoire les participations de chaque usager: un usager Facebook, Wikipedia, Librarything, Voir, Radio-Canada, a accès aux archives de sa participation sur ce site. Mais un membre participant à 3-4 de ce genre de site, et bien plus parfois, comment fait-il pour connaître dans une application unique l’ensemble de ses participations.
Une telle application pourrait permettre de connaître ses identités et ses participations et de les gérer en donnant des informations de base. L’usager pourrait savoir ainsi:
– nom-surnom employé, mot de passe
– informations utilisées dans le profil d’usager (on ne met toujours les mêmes informations, il y aussi plusieurs identités fictives, imaginaires, jeux de rôles, etc.)
– nombre de sites où il participe (blogues, forums, sites de réseautage, etc.)
– date d’inscription, de la première et de la dernière particitation
– copies des textes envoyés, répertoire des fichiers envoyés
– écrans de saisie de lieux de sa partipation, des ses profils personnels entre autres
Fondamental aussi, serait la possibilité de ne pas conserver de traces sur son ordinateur de certaines contributions, activités ou identités, pour toutes sortes de raisons qu’on a pas à justifier. Au moment d’une nouvelle participation, il y aurait tout simplement un message qui demande si on veut « oui/non » ajouter cette nouvelle identité/participation à notre gestionnaire d’identités et de participations individuelles.

L’usager obtiendrait ainsi un profil global de ses identités et de ses participations. Il pourrait alors:
– aller supprimer un profil inactif depuis longtemps ou auquel il ne veut plus participer;
– changer ou modifier son profil sur un site selon ses goûts, ou mettre à jour ses informations personnels;
– archiver ses identités et ses participations devenues inactives ou débranchées.
L’usager aurait l’initiative de garder des souvenirs, comme dans un album de photos où on montre ce qu’on a fait « quand j’étais jeune », là, ce sera ce qu’on a fait dans Internet quand on était petit

Qu’avez vous fait dans Internet quand vous étiez petit? Je m’en souviens plus!

Le problème général est: l’usager ne conserve pas d’information sur ce qu’il envoie dans Internet, ou d’une manière extrêmement incomplète…

Il y a peut-être des logiciels qui font ça. Ils ne semblent pas être connus. Mais « gestionnaire d’identités » dans Google renvoie plutôt ou système de gestion des identités qu’une entreprise doit avoir pour gérer les identités de ses employés, identités liés à la sécurité et la manière dont elles donnent accès à des degrés divers aux différentes applications ou informations de la compagnie.
Autre élément, c’est que les statistiques sur la participation et le nombre d’usager donnés par les sites eux-mêmes, invérifiables, sont toujours gonflés par les profils de leurs membres inactifs depuis des mois, des années. Ces sites ne suppriment jamais les usagers d’eux-mêmes, ça leur sert à gonfler leur popularité. Combien d’usagers s’ouvrent un profil seulement pour voir de quoi ça l’air et ne retourne jamais ou seulement pendant quelques jours sur un site participatif?
Un gestionnaire d’identités qui permettrait d’aller se désabonner ou de supprimer un profil inactif ou sans intérêt, pourrait dégonfler ses chiffres et donner une image plus juste de la participation dans Internet.
Et puis, combien d’usagers ont quelques profils/comptes dans un même site, uniquement parce qu’ils se souvenaient plus de leur premier surnom, de leur mot de passe, ou qu’ils ont changé d’adresse courriel. Ils ont donc créer un nouveau profil pour rien. On pourrait appeler ça un doublon d’idendité…