Le retour du Boréal nouveau express

Conçu en 1999, cela est un peu surprenant. Il y avait donc une bonne perspective fondamentale puisque aujourd’hui les ressources du web 2.0 le rendent presque facile à réaliser.
Faudrait cependant trouver une manière plus visuelle, plus internet de le présenter. Le discours, ça séduit les historiens, les éditeurs, les profs.
C’est l’intérêt pour d’éventuels partenaires financiers privés qu’il faut trouver.
Avec les millions et les millions investis dans la numérisation des vieux périodiques dans le monde, il y certainement un marché très lucratif au-delà du simple balayage numérique pour la réédition des vieux périodiques.

Ce n’est quand même pas possible que dans 5-10 ans, on soit encore devant des fichier pdf qui s’ouvrent dans des fenêtres trop petites, peu malléables, sans aucune des applications autour pour annoter, sélectionner, transcrire, regrouper des articles, indexer, cataloguer… C’est -à-dire toutes les applications qui sont déjà disponibles dans des sites web 2.0, qui eux, seront rendu au web 4.0 sans doute. C’est sûr que nous sommes dans la préhistoire de la réédition de périodiques anciens. C’est sûr, en autant que des gens se mettent à penser à ce que ce serait.

[Trouver une manière d’attacher le doc du Boréal nouveau au blogue]

Mes journaux virtuels

Et si les anciens périodiques obtenaient le même traitement que les journaux actuels dans le logiciel MyVirtualPaper dont ce sert Le Devoir virtuel? Une manière de les republier, pas entièrement, page à page, comme dans leur édition originale, mais dans des sortes de florilèges quotidiens d’articles, de chroniques, même de pub (il y a même un marché pour les anciennes pub qui sont très populaires sur Ebay).

Ça rejoint le projet du Boréal nouveau express qui pourrait être une sorte de prototype dans la ré-actualisation des anciens périodiques. Une projet expérimental intéressant aussi pour des entreprises privées, comme MyVirtualPaper (entreprise québécoise semble-t-il). Si la culture numérisée ne réussit pas à convaincre la business des NTIC qu’elle peut être un domaine de RD « riche, prometteur et rentable », ça n’ira pas très loin.
Y a des partenariats privés-publics dans de nombreuses facultés: médecine, génie, biologie, chimie, etc. Dans le domaine culturel et dans les sciences humaines beaucoup moins. Il pourrait certainement y avoir des projets où les gens aux affaires y trouveraient leur compte.
La collection des vieux journaux du Colorado étaient aussi pas mal impressionnante. Il doit y avoir de nombreux French Canadians là-dedans aussi.
L’idée s’est toujours de lire les anciens documents sur support papier (en croirait qu’on parle du Moyen-Âge en disant ça!) comme s’ils étaient des publications récentes.
Y a une sorte d’hésitation à bousculer l’écrit, le texte, l’imprimé… Peut-être cette volonté de conserver d’une façon ou d’une autre un rappel de l’écrit (tel que formaté en pdf, par exemple) est un des obstacles principaux à la diffusion des anciens imprimés.
Si on pense aux modifications qu’ont dû subir les vrais manuscrits du Moyen-âge pour passer dans la culture d’aujourd’hui, on voit qu’on n’a pas à se gêner. L’édition en livre de poche des aventures de Lancelot ou de Merlin n’a plus rien à voir avec la présentation matérielle des manuscrits originaux, même le texte n’a presque plus rien avoir avec celui d’un seul manuscrit, puisque les éditions contemporaines sont toutes des reconstitutions d’une texte linéaire à partir de nombreuses versions dispersées dans des dizaines de manuscrits différents.

Peut-être faudra-t-il faire la même chose avec les vieux imprimés, surtout dans le cas des vieux périodiques qui, à l’exception de quelques raretés ou pour les besoins d’une recherche pointue, ne seront jamais relus, re-consultés comme leurs premiers lecteurs l’ont fait.

Cela prendrait une entreprise esthétique radicale, une refonte sauvage de la typographie et de la mise en page par des infographes « irrespectueux » du patrimoine imprimé, et en même temps entièrement dévoués à le faire revivre. Ferron, disait que « l’histoire doit vivre comme un roman », l’imprimé doit vivre comme le numérique???
En même temps, faudrait bien qu’on laisse place, qu’on rende au moins visible au besoin les belles grandes pages, à colonnes serrées, sans image ni illustration, qui tapissaient littéralement toutes les pages des journaux du XIXe siècle.