Travaux d’inventaires

Les années soixante ont été l’époque des grands travaux d’inventaires bibliographiques, d’outils de référence, d’index, de répertoire, en littérature et culture québécoise (histoire, sciences humaines, et amateurs – X13, Comics, Pagé – Legris, Verroneau, les périodiques, photographies- Montréal, etc.). Même BAnQ ne publie plus de travaux scientifiques: externaliser (SDM, etc.) La qualité de la référence pour les publications contemporaines est tellement supérieur aux outils pour chercher dans les corpus antérieurs, que cela représente une régression: ex. de l’index de Voix et images, et d’autres. Montrer la supériorité des anciennes biblio – sur le plan méthodologique – sur les bases de données et la recherche plein texte, complètement désarticulée, et qui doit être supporté par des outils d’extraction de données: Ferron)
Véritables travaux archéologiques dans des magasins de journaux poussiéreux, des kilomètres de microfilsm, de mauvaises photocopies, ce travail élémentaire pour construire des outils pour la recherche a été fait des chercheurs rigoureux, méthodiques, disciplinés, patients. Ceux qui ont fait ces travaux disparaissent aujourd’hui, les uns après les autres: René Dionne, Tourangeau, Hamel, Wycsinski, etc. À l’âge de base de données, de Google, de la numérisation de la recherche plein texte, leurs travaux sont de moins consultés, et plus personne ne semble en produire, comme si les NTIC avaient remplacer la travail du bibliographe, de l’indexeur, etc.
Dans leur travaux, il y a savoir-faire, une expertise, une rigueur, une méthodolgie contraignante, que peut de nouveaux chercheurs auraient la patience de reprendre. Comblés, étourdis, par le nombre de résultats, on croit tout savoir et ne plus avoir à consulter leur travaux. Érudit, collections numériques, etc. semble annoncer la disparition de ces grands travaux d’inventaires, de description méthodique. C’est tout le contraire: l’organisation et la description systématique de l’informations et des données culturelles sont encore plus essentielles compte tenu de la quantité exponentielle des données auxquelle nous avons maintenant accès.
Où en est la recherche bibliographique aujourd’hui? Comment récupérer, à travers la numérisation de leur travaux, le travail de ces chercheurs. COmment chercher aujourd’hui? Que trouver, pour faire quoi, décrire quoi?

ON recommence le travail, on perd l

– bilan hommage: méthodologie, reverse-bibliographie…
– nouvelles technologies de recherche, d’extraction, d’organisation, de classement, de description, etc.

– mise en commun, collaboration, partage des données, open datas: nouvelle culture de la recherche.