Projet CRCCF 2

Deux possibilités:
1) – proposer évaluation des performances de leur moteur de recherche en ligne, de l’organisation de leurs BD, à l’interface, l’absence d’applications web 2.0, etc. Sur le site, on parle « d’autres modules, à l’usage du personnel, viendront s’ajouter au système : Acquisition de fonds; Organismes et Contacts. D’autres projets de bases de données seront développés pour certaines tâches (la description préliminaire des versements d’archives), ou certaines catégories de documents (les documents iconographiques). »

– absence de recherche fédérée (ou globale dans tous les fonds en même temps), peu efficace, cela oblige à faire plusieurs recherches pour trouver l’ensemble des documents quel le CRCCF possède sur un sujet.

Ce site me fait penser au site Ferron, avec son retard par rapport aux NTIC d’aujourd’hui.

2) – proposer des projets de mises en valeur et d’exploitation de leur contenu autour de la présence française au Canada et en Amérique.

Finalement, commencer par les projets 2, sur le contenu, et démontrer qu’il est impossible de les réaliser avec la technologie actuelle, et expliquer quelles améliorations-innovations on devrait y faire. Présenter aussi le développement technologiques comme un élément de la recherche et l’exploitation des contenus aujourd’hui, comme le développement de l’imprimerie a bouleversé les conditions de la recherche. Travailler dans cet axe.

Pourquoi ne pas proposer au CRCCF un projet comme si nous étions en 2015, au moment où le dernier document imprimé pouvant contenir des informations sur la présence française est numérisé.
Comment peut-t-on connaître la civilisation canadienne-française et nord-américaine aujourd’hui en 2015? Que pouvons nous savoir? Pour savoir quoi? Pour écrire quoi? Si nous ne profitons pas des NTIC pour penser ce que nous ne pouvions pas penser quand nous n’avions pas tout ce corpus numérisé ni même aucun document numérisé, à quoi cela nous aura-t-il servi?
Les projets de recherche fondés sur des programmes de cueillette d’informations, qui devraient être à la base de toute recherche dans le domaine de l’histoire entre autres, atteignent dans le monde numérique des dimensions qui dépassent notre capacité actuelle de penser des manières de les recueillir. Commencer par quoi? Comment analyser les résultats? En ce moment, on cherche un mot à la fois!!!

Les chercheurs-cueilleurs (sur la métaphore des chasseurs-cueilleurs: le retour des chasseurs-cueilleurs): parcours de cueillette, panier d’artéfacts, abjects hétéroclites, etc. Reparcourir l’Amérique française sur les traces imprimés par les French Canadians dans l’Amérique de langue anglaise.
Reprendre l’idée de « Comment l’Amérique a conquis l’Europe » pour trouver toutes les traces françaises dans la totalité du corpus du Nouveau-Monde de langue anglaise ou tout simplement dans les imprimés de l’Amérique de langue anglaise qui ne peuvent être de toute façon qu’un sous corpus d’une recherche globale totalisante sur les traces écrites de la présence française en Amérique dans tous les imprimés. Dans un livre français édité à Paris, il peut très bien y avoir plus d’informations sur la vie d’un French Canadian aux États-Unis que dans des ouvrages de langue anglaise.

Une étude comparative serait intéressante:
– quel Français est plus le présent dans l’imprimé anglais que dans l’imprimé français
– tracer l’évolution diachronique de ces traces pour trouver, par exemple, qu’à partir de telle année environ un Français cesse complètement d’être mentionné dans les écrits de France et continue de l’être dans les imprimés amériquains de toutes provenances, bien sûr, surtout anglais et français.
À ce sujet, voir l’histoire de l’imprimé canadien pour savoir si l’imprimé canadian aurait été imprimé ou édité aux USA ou en Angleterre.

Il peut sembler fou de même imaginer qu’on puisse réaliser ce type de recherche, mais une équipe internationale de milliers de chercheurs a travaillé pendant des années pour séquencer le génome humain: ils l’ont terminé et réussi. Pourquoi ne pas penser à un projet semblable pour le jour prochain où la totalité de l’écrit sera en ligne: un séquençage de l’écrit humain, ça voudrait dire quoi? Les biologistes cherchaient à décoder l’ADN: que pourrions-nous chercher dans la patrimoine écrit de l’humanité?