Le centre des lettres

Au-delà d’une application pour les correspondances de l’Amérique française, quel pourrait-être le modèle d’une base de données pour n’importe quel corpus de lettres:
– de qui à qui?
– quel lieu, quelle date
– quoi? à quel sujet?

Chaque élément relié à d’autres informations.

Comment représenter les réseaux épistolaires?
– territoire/lieu/cartographie/géographie
– biographie/généalogie/dictionnaire
– les contenus, comme des réseaux de sens…
– prendre l’exemple de Grube et Ferron…

Échanger des lettres, c’est échanger des contenus:
– à partir de cartes des échanges de contenus, illustrer « l’intertextualité » comme un échange de contenu, à partir de la métaphore du téléphone arabe: j’écris A à X, qui écrit A+B à Y, qui écrit A+B+C à W… suivre ces échanges comme des modifications apportées à un texte de base. Identifier les fragments textuels de contenus envoyés et reçues (« il m’a écrit que… »), trouver les marques du discours rapporté, par exemple. Pourrait-on ainsi automatiser la reconnaissance du discours direct, indirect, indirect libre?
– ou reconnaître les marques linguistiques de l’oralité ou de la conversation (les marques de la fonction phatique du langage): les « tu sais », « je voulais te le dire… », « on m’a dit… », etc.
– ensuite, comparaison par langue, par genre (sexuel), par statut parental…
– concevoir des sortes d’arbres conversationnels, comme les arbres de Chomsky pour décrire les structures linguistiques, ou tout simplement des arbres généalogiques/génétiques

Le logiciel « TheBrain » permet d’établir ce genre de graphe.

Encore une fois, l’idée qui émerge est de mettre à la disposition du passé les moyens présent. Ré-écrire-diffuser les documents du passé dans les modes de diffusion contemporains des TIC: comme mettre les « Vies illustres » dans Facebook, ou même les Histoires de Thucydide