Roger Caillois éditeur de Jacques Ferron

Projet de communication pour le colloque sur Archives et oeuvres hypermédiatiques organisé à l’UQAM (mai 2009).
Idée générale: les NTIC donnent la possibilité de rééditer des oeuvres anciennes, publiées sur support papier, selon d’autres protocoles et d’autres conventions éditoriales. En ce sens, la lecture peut devenir l’équivalent d’un travail d’édition, de ré-organisation de la matière textuelle première.
À l’intérieur d’une fiction d’édition uchronique, imaginons ce qu’aurait pu donner la lecture-édition des oeuvres de Jacques Ferron par le multi-disciplinariste Roger Caillois. Dans ses essais, en particulier, Esthétique généralisée et son article sur les « sciences diagonales », il propose une autre vision encyclopédique des savoirs, des esthétiques et des disciplines.
Cela pourrait aussi s’intituler plus simplement: « La diagonale Ferron » ou « Ferron diagonal », Mais Callois doit se trouver dans le titre pour intriguer et mettre l’oeuvre et son lecteur-éditeur en relation.
Ou bien choisir un titre plus ancien, anachronique, très long, comme celui des ouvrages rares et curieux que citent parfois Caillois, ou comme certains de la bibliothèque de Ferron.

Questions sousjacentes:
– quel statut donner à ses lectures-éditions?
– quelle équivalence entre l’oeuvre-papier de la nouvelle « oeuvre » numérique, plutôt quelles diagonales!
– relire le Calvino de La machine littérature.
que veut dire lecture dans ses conditions?

Explorer des modes de présentations « hypermédiatiques », genre Power Point +++ élaboré avec Irène.
Pourquoi: la bibliothèque virtuelle comme méta-lecteur, comme éditeur hypermédiatique, l’oeuvre devient bibliothèque. Avec de l’animation, comme une histoire à raconter. Exemple, la recherche pour authentifier son livre qui vient de la bibliothèque de mgr Bourget par une sorte de voyage accéléré dans les archives: clin d’oeil à Radio-Canada (Jaxon), McCord, la Brown à Portland, Valéry dans le Ciel, etc.

Retrouver les citations de Ferron sur la lecture, sur le lecteur, comme ses remarques du lecteur-singe, toujours à vouloir bouger, alors qu’on doit le tenir tranquille pour qu’il puisse lire. Enfin, chercher les métaphores du lecteur, du livre et de la bibliothèque employées par Ferron. Il y aussi sa bibliothèque comme matérialisation de ses lectures.

Lire la matière textuelle ou la matière culturelle d’où vient l’oeuvre et dont elle parle. Que deviendrait l’oeuvre de Ferron dans une édition multimédiatique exhaustive de ses références, de son parcours génétique, pris dans son axe diachronique et synchronie.

Quel lecteur pour la biliothèque de Babel de Borges? Caillois a aussi écrit sur Babel et a traduit Borges!