Montréal ouvert: culture et histoire

Dans le cadre de la Journée internationale des données ouvertes du 23 février 2013

Quelles données ouvrir à Montréal, sur Montréal?
Quelles informations sur Montréal rendre publiques?

Perspective générale pour les données montréalaises et urbaines

concevoir une ontologie sémantique de la ville contemporaine, un plan de classification hiérarchique des données, une sorte de tableau périodique des données urbaines
– pour identifier les données à recueillir, à trouver.
Ce serait une sorte de plan optimal des données qu’on peut réunir sur la réalité complexe d’une ville moderne.

élargir l’éventail des fournisseurs de données: ouvrir toutes les données, pas seulement les données et les informations de l’administration municipale et sur les services de proximité, mais les données SUR Montréal. Voici une liste (incomplète) des principaux fournisseurs de ces données:

  1. les gouvernements fédéral et provincial, leurs ministères: santé, transport, éducation, économie, justice, culture, environnement, etc.
  2. les organismes publiques: Observatoire de la culture, Conseils des Arts, Hydro-Québec, commissions scolaires, universités, groupes de recherche, organismes culturels, registraire des entreprises
  3. les entreprises ou organismes privés: chambres de commerce, associations professionnelles, sociétés d’histoire, festivals, Radio-Canada 
  4. dans les collections de documents numérisés (BAnQ, McCord, MBA)
  5. archives des associations et des groupes communautaire

À ces archives collectives, il faut trouver lier les archives personnelles des citoyens. Ce sont des ressources documentaires immenses, uniques, irremplaçables. Avec le numérique, les citoyens font bien plus que consulter des archives: ils peuvent maintenant en créer, en diffuser, participer à leur description et à leur mise en valeur. Les archives documentaires doivent maintenant trouver les moyens d’intégrer cette richesse dans leur pratique et leur collection.

– développer des outils de référence

  • répertoire et inventaires des bases de données que possèdent les administrations municipales, les gouvernements
  • fichiers autorités pour les entitées de référence: noms, toponymes, raisons sociales, organismes, etc. 
  • dépôt de documents et de textes numériques (voir les publications officielles à BAnQ): ouvert aux outils d’analyse sémantique, d’extraction de données

Données et informations culturelles

  • priorité: ouverture des données bibliographiques de Bibliothèque et Archives nationales du Québec: 90 000 documents avec le sujet = Montréal
  • 15 900 ressources en ligne + celles des Archives dans Pistard: + de 100 000 documents
  • données du réseau des centres d’archives de Montréal: universités, musées, institutions, etc.
  • données des activités culturelles des maisons de la culture, bibliothèques (à MTL déjà ouvertes), musées, etc.
  • Commission de la toponymie du Québec (nom de lieux dans Topos)
  • base de données des collections des musées 
  • base de données des groupes universitaires
Suggestion d’utilisation des données historiques
Que les applications pour les données contemporaines soient ouvertes à l’ajout de données historiques (par l’importation en format csv ou autres) pour tous les citoyens, pour des projets plus modestes ou personnels. Le site des Maires de France peut être un excellent modèle http://www.francegenweb.org/mairesgenweb/

Pour d’autres réflexions sur ce sujet, consulter la version préliminaire de mon invitation à organiser les Premières Journées de la culture ouverte au mois de septembre 2013.

Commentaires bienvenus,
Luc Gauvreau

[Une première version de ce texte a paru en mars 2012]

Publié par

LGauvreau

Curateur culturel