Une nouvelle histoire des couleurs

Pourquoi pas un inventaire des couleurs mondiales par des statistiques sur les couleurs les plus fréquentes dans les cents milles milliards de pixels des fichiers images de tout format.

On pourrait ainsi créer les palettes de l’histoire de l’art, des cultures, des courants artistiques, de la pub, des lithos sur les jouets en métal!

Ça pose bien sûr la question de standardisation de la numérisation, des marges d’erreurs, etc.

Les palettes des grands peintres en fonction de leurs couleurs préférées, mesurées en relation avec la grandeur de la toile, de la résolution du fichier, etc. Il n’y a certainement pas de vert fluo dans aucune toile de Rembrant…

On pourrait tracer une sorte d’histoire de la bourse des couleurs: le brun des années 60, le jaune et rouge dans la culture populaire des années 1920-30, etc. Il y a aussi, pour l’époque de l’impression couleur, les catalogues, les échantillons de couleur, de peinture, de tissu, etc., mis en relation avec le marché international des pigments…

Ou suivre l’évolution des couleurs chez un peintre, chez Picasso, la période bleue, comme exemple qui n’a pas besoin du numérique, ou les bruns-beiges de cubistes.
On pourrait trouver des peintres aux antipodes stylistiquement, mais aux palettes de couleurs des plus semblables.

Dans ce genre d’étude généraliste, la difficulté est de trouver quelque chose qui ne soit pas évident, c’est-à-dire quelque chose qu’on ne voit spontanément sans aucun soutien technologique. Tellement de recherches « scientifiques » nous apprennent ce qu’on sait déjà et ne réussissent qu’à quantifier la chose ou le phénomène étudié.

Publié par

LGauvreau

Curateur culturel

Une réflexion sur “Une nouvelle histoire des couleurs”

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